Le site de ma petite life

Accueil > Mes autres sites > Katsam Mongolie > Jour 0

Jour 0

mardi 13 octobre 2009, par Samuel

Ça commence à être un sacré boxon dans la salle. Il y a des affaires partout. On pousse, on tire, on trie, on plie, on remet et on repousse. Philippe est arrivé hier, tranquillement, chargé comme un mulet, à la gare d’Austerlitz. Ses affaires, les outils, les pièces de rechanges pour Fred et Lulu, 2 pneus neufs. Ça en fait du poids. Heureusement que caro nous a prêté une balance pour contrôler notre charge totale. On flirte avec la limite. On ressort des trucs, on en remet d’autres. C’est pas gagné. J’entends frapper à la porte. C’est Paco qui vient nous chercher pour nous emmener à l’aéroport. Heureusement qu’il a un gros break pour mettre tout notre bardas. Enfin, il a un gros break d’habitude mais aujourd’hui, il a pris la Clio. Bonne idée. ça fait intime dans la voiture. C’est pas le moment d’avoir une crampe. Personne ne peut plus bouger. Phil est sous un tas de sacs sur la place du passager. Katel et moi sommes pliés entre les casques et les pneus.

Enfin, je vois l’aéroport et j’attends avec impatience que Paco vienne nous délivrer en ouvrant la porte. On prend 2 caddies pour tout porter et direction l’enregistrement des billets. Je recompte les bagages, 3 gros sacs, 2 sacoches cavalières, 2 pneus roulés dans une bâche, 3 casques dans leur housse, 2 sacs a dos. Tout est là. Ça va, on est arrivés suffisamment tôt à l’enregistrement et il n’y a pas trop de monde. Par contre, y a de la flotte. Là, sur les pneus, dans le sac, sur nos affaires. Ça vient d’où ce truc ?? Ça vient de la gourde mal fermée. Plus besoin de la fermer maintenant vu qu’elle est vide. Je me ballade dans l’aéroport avec mes pneus dans leur bâche et 1 litre de flotte en flaque au milieu de cette dernière. Je vois une poubelle. Enfin un sac plastique anti attentat. Ça fera l’affaire pour me débarrasser. Je retourne dans la file, c’est à nous. On n’a plus qu’à attendre le verdict de la balance. 20Kg par personne… Phil passe… 43Kg à lui tout seul. (12kg les pneus !!) On charge nos sacs à katel et à moi… attention… total : 60.5kg ! Ouf… Bon, en revanche, on ne peut pas prendre les cavalières et les casques en bagages a main. Donc, on les passe en soute. Mais ce n’est pas compté dans le poids autorisé. Va comprendre. On refait un peu le dispatch des affaires pour avoir quand même de quoi s’occuper dans l’avion.



On embarque. J’aime bien ce moment, quand on marche sur la passerelle avant de rentrer dans l’avion. En général, à l’entrée du zinc, une hôtesse est là, avec un petit truc dans les doigts pour compter les personnes, nous indiquer que notre place et ’dans cette direction’ des fois qu’on ait un doute et qu’on essaye d’aller s’asseoir dans le poste de pilotage. J’ai beau regarder partout , je n’arrive pas à me dire que ça y est, on pars en voyage. Pourtant, dans l’avion, ça devrait faire tilt. Bah non, même pas. J’essaye de m’asseoir comme je peux. Le Paris Helsinki est un petit avion. Bon, ok, un avion de ligne, pas un truc a hélices. Mais quand même, c’est petit. Comme un Paris Strasbourg sauf qu’on va changer de pays, survoler la mer pendant un paquet de kilomètres et qu’a l’arrivée, les gens ne parleront pas la même langue. Bon, ok, pour ce dernier point, ça marche aussi avec le Paris Strasbourg. J’aime bien prendre l’avion. J’ai eu l’occasion de tenir le manche d’un mono moteur (oui, en vol !) et ça m’avait fait bien triper (Sml, si tu me lis, sache que j’y pense encore !) même si j’avais été un poil très crispé. Mais l’idée de voler, je trouve ça cool. Accessoirement, ce que j’aime bien, quand je ne pilote pas, c’est regarder des films. Quand j’étais gosse et que mon père partait bosser à l’étranger, je lui demandais souvent si il avait vu des films dans l’avion. Là, c’est bien, je ne suis pas déçu. Une Finlandaise m’explique comment réaliser une sorte de ragoût avant de partir courir dans des champs aux chaudes couleurs cuivrées de l’automne. Hum. J’ai du entrer dans la 4ème dimension sans m’en rendre compte. Je vais essayer de dormir un peu, ça ira mieux.

Atterrissage correct, on débarque tranquillement. C’est vraiment agréable ici. Cet aéroport est hyper calme. ça fait une drôle de sensation, je m’attend à voir débouler au ralenti et dans un nuage de vapeur, des mecs enroulés dans une serviette de toilette grande comme la corse qui me saluent de la main dans un silence total. Cet aéroport est zen, classe, propre, c’est tout. On a presque envie de chuchoter. Comme on a un peu de temps, on passe tous aux toilettes, on regarde les magasins détaxés. Y a que l’alcool et les clopes qui sont détaxés on dirait. Pour le reste, c’est quasiment au même prix qu’ailleurs. Pas de quoi faire des folies en somme. Même la nana qui parle dans le haut parleur le fait en douceur. « …et Monsieur Bouceline sont attendus de toute urgence au quai d’embarquement, dernier appel ». Hé phil ! T’as entendu, Bouceline, c’est presque comme… Bousselin., ho merde, c’est nous !! Allez, on court histoire de ne pas rater la correspondance pour pékin. Dernier contrôle, oui, on sait, on n’a pas de visa pour Pékin, c’est pas grave, on ne fait que passer et on va a Ulan Baator. Oui, merci, bon voyage à vous aussi. J’aime bien ce moment quand on marche sur la passerelle. Au bout, y a une hôtesse qui fait un peu les gros yeux. En voyant Phil avec son casque, elle lui demande « Vous n’avez pas confiance ? ». J’men fous, on est dans l’avion.


Bon, dans celui là, on a de la place. C’est déjà ça. On décolle. Je regarde par mon hublot, en direction du nord, le soleil est bas sur l’horizon. Je ferme mon hublot pour ne plus être ébloui. 1H de vol, j’ouvre mon hublot pour voir la nuit. Ha bah non, y a encore le soleil la bas sur l’horizon. 4H de vol, j’ouvre mon hublot. Ok, salut soleil. 7H de vol, tiens, le soleil se lève sans s’être couché. ça fait bizarre ce truc. C’est ma première fois alors ça me fait bizarre. On a passé 8h dans cet avion, on est passé au dessus de la Mongolie, on arrive à Pékin et le soleil ne s’est pas couché. Comme si on avait volé à la même vitesse que lui. Comme si on avait été aussi vite que le temps qui passe. Bizarre. Bizarre étrange mais bizarre bien aussi.

Alors, Pékin, c’est grand. L’aéroport au moins. En atterrissant, on a pu voir plein de toits rouges ou bleus. En plastique, en tôle, peints. ça change du gris parisien. Il est 8h30. Je me demande ce qu’on va faire aujourd’hui. Pour commencer, passer les contrôles. Quoi ? Quel papier ? Ha, le papier jaune avec nos coordonnées, oui, le voilà. Quoi ? Quel billet ? Ha, oui, celui pour Ulan Baator, le voilà. Quoi ? Quel avion ? Comment ça celui de 9h30 ? Bah nan, on prend celui de 1h30, cette nuit. Ha oui, Katel me montre le billet, Zozo n’a pas réservé le bon billet. Et il est où cet avion ? Aérogare T1 ? on va comment là-bas ? Prendre le petit train, Récupérer les bagages, prendre le bus et courir. Oué, très drôle… On repart à la course. Mais je crois qu’il va falloir se faire une raison. On arrive à l’aéroport, il est 10H. Notre avion a décollé il y a ½ heure. Je récapitule. On est a Pékin, sans visa, sans avion, sans contact.

C’est cool. LE guide du routard galactique le dit : ’Surtout, pas de panique’. On va faire le tour des bureaux des agences. À commencer par celui de la MIAT, la compagnie par laquelle on aurait du partir à Ulan Baator mais on a beau faire, la nana ne comprend pas grand chose. Accessoirement, elle n’y met pas beaucoup de bonne volonté. On se concerte et on décide d’appeler Zozo. Après tout, c’est lui qui a merdé. Le billet ne correspond ni à ce qu’on a commandé ni a ce qu’il nous a confirmé par mail. On aurait du regarder avec plus d’attention. Bref. Je prend mon téléphone et j’essaie d’appeler la Mongolie. Impossible. Je peux appeler en Chine ou en France. Mais pas ailleurs. Phil, essaye avec son tel. ça marche. Mais il n’a plus qu’une barrette de batterie. Ok, zen. Je prend son tel, je sors la puce, je la met dans mon tel, j’allume, il rentre son code PIN. Là, ça devrait marcher… Sim locked ! Machine arrière. On remet les puces comme il faut. Je me rend compte au passage que j’ai perdu tous les sms que j’avais en mémoire. Dont ceux de FVL avec leur n° de tel. C’est l’aventure dans l’aventure. Je rappelle Zozo. Il a l’air flottant, il faut le prendre par la main, lui proposer les solutions et lui dire quand il doit nous rappeler et ce qu’il doit faire. J’hallucine. Allez, on retourne au T3 en bus. De son coté, Zozo a pour mission de se faire rembourser les billets de la MIAT. Si il y arrive, on prend le premier Air China pour Ulan Baator qui part a 14h30. Si il n’y arrive pas, on prend le prochain MIAT du… lendemain soir !!. faut attendre… À 13h20, on a enfin le go de Zozo. C’est ok pour le remboursement des billets moyennant 3 fois $25. On fonce au guichet de Air China. Mais il est trop tard, l’avion est plein et il ne nous reste plus qu’à attendre le prochain. Demain matin 7h45.

En attendant, décision est prise d’aller poser les affaires à la consigne. Après tout, on est de l’autre coté des contrôles visa (mais sans visa) alors autant aller visiter Pékin. On a une grosse après midi à tuer. On met tout ce qu’on peut à la consigne et nous voilà en route pour la place Tian An Men. Visiblement, personne ne sait trop comment s’y rendre. Même pas les demoiselles qui vendent les billets de bus. Après une vingtaine de minutes et plusieurs interlocutrices de plusieurs stands, on a enfin ce qu’il nous faut. Billets, plan, itinéraire…

Première impression, il fait chaud à Pékin. Très chaud. Et humide. Et c’est vraiment pollué. Il y a une sorte de chape de brouillard dégueu qui flotte au dessus de la ville. À travers les vitres du bus, on voit les faubourgs de la ville. Chez nous, en France, à paris, tout est plutôt bien rangé. Nous on trouve que c’est souvent le bordel mais comparé à Pékin, c’est rien. Chez nous, une prise, c’est une prise avec un beau cache en plastique, une protection pour les gamins et tout ça. Ici, une prise, c’est 2 fils, 2 pattes en fer et du Scotch. C’est l’impression que m’a faite cette ville. Le câble électrique sur les poteaux n’est pas coupé à la bonne longueur. Alors ils font des bobines avec la longueur en trop et ils accrochent ça en haut des poteaux. Comme ça, si un jour, y a besoin que le câble soit plus long, bah y a déjà du mou. Les mecs dans les chantiers sont accroupis en tong dans le sable pour causer des plans, etc. ça fait bizarre. C’est pas mieux ni moins bien. C’est différent. Je me dis qu’ici au moins, l’état leur fait peut être pas acheter des gilets fluos et des triangles de signalisation mais ils ont probablement d’autres problèmes. Le bus finit par s’arrêter. On sort, on a notre plan pour ne pas se perdre. Mais rapidement, il faut se rendre à l’évidence. Pas une rue ne correspond.

Heureusement, on rencontre un couple d’anglais qui nous indique au moins dans quel sens tenir la carte et où manger un morceau. Mazette, il est pas loin de 15h. Déjeuner rapide dans une gargote d’un centre commercial et on the road again. Il nous faut encore trouver la place Tian An Men et la cité interdite. Sur la carte, ça n’a pas l’air très loin. Les anglais nous avaient conseillé de prendre le métro mais bon, on est des aventuriers. On marche… Longtemps… J’ai les pieds qui me brûlent. Et qu’est ce qu’il faut chaud. Et Katel doit en baver avec ses bottes de moto. Je commence à me demander si l’échelle de la carte n’est pas 1cm pour 8km. Dans les arbres, il y a un bruit étrange. Une sorte de mélange entre le bruit d’un transfo électrique, celui d’un arroseur automatique et celui d’un grillon.


Enfin, on arrive sur la place. C’est immense. Je sais pas comment expliquer. C’est vraiment gigantesque pour une ville. La place Bellecour à Lyon est l’une des plus grande d’Europe (200m x 310m). Là, on parle de 300m x 800m. Et au bout de cette place, il y a la cité interdite, un palais immense de 9000 pièces. Faut comparer les 2 sur google maps pour se rendre vaguement compte. C’est vraiment un truc de dingue… Et au bord de ce truc de dingues, 3 gus sont en pleine déshydratation. Un petit sprite serait le bienvenu. Y a une gamine qu’a l’air de plus ou moins nous tourner autour. Katel lui demande si elle veut quelque chose. Elle a l’air toute excitée . Dans un anglais parfait, elle nous demande si elle peut faire une photo avec nous. Ça y est, on est déjà des stars. Elle pose avec nous en faisant un V avec ses doigts pendant que son frère prend la photo. Elle sautille dans tous les sens comme si elle avait décroché le pompon au manège. Peut être qu’elle est la main droite du diable et qu’elle vient de nous voler nos âmes… Bof, elle a pas fait une affaire. L’heure tourne. On se dirige vers la cité interdite. On n’a pas le temps de la visiter alors, on fait juste le tour calmement en faisant quelques photos. C’est reposant.


Sur le coté de la voie (piétonne) qui fait le tour de la cité, un chinois et une chinoise nous abordent et entament la discussion. On parle un peu de tout et de rien. De la Chine, de Pékin, de la France où lui est allé faire des études. C’est très sympa. Il nous propose d’aller boire une bière. Ça sent un peu le traquenard mais on décide d’y aller et ma foi, ça se passe fort bien. On s’échange les emails, on prend des photos et en fait, c’est super cool. J’étais un peu sur ma défensive mais on passe un bon moment a discuter même si ça reste un peu superficiel, il y a une sorte de légèreté dans tout ça qui est super agréable. Et puis, ils adorent les cheveux de Phil ! :). Mais il faut rentrer. On a encore de la route. On a repéré une sorte de métro qui nous permet de rejoindre l’aéroport mais faut pas tarder. Le type repart de son coté. La demoiselle pour sa part, va dans notre direction. Elle nous indique le métro mais, on préfère marcher. A croire que l’expérience de ce midi ne nous a pas suffit. C’est loin !! En chemin, nous croisons des barbecue ambulants sur le bord de la route. Peut être une trentaine d’échoppes avec des lumières rouges qui font des brochettes. On peut manger de tout ce qui se grille. Poisson, poulet, anguille, boeuf, porc, serpent, cerf, etc. Avec Philippe, on décide d’essayer le cerf. Bien qu’un des cuistot nous fasse signe avec son bras que le serpent, c’est bon pour la virilité. Et on repart en direction de la gare. Mon jean m’irrite les cuisses à force de marcher dans cette moiteur. Il est pas loin de 21h quand on arrive à la gare pour prendre le train pour l’aéroport. Mais la vendeuse de billets nous explique avec l’aide d’un passant que le train n’est pas encore en fonctionnement. Il sera prêt dans 1 semaine. En avance pour les JO. Bad luck. On doit aller reprendre le bus. Celui qui arrête sa tournée a 21h30 et qui bien sûr n’est pas ici mais à 2 ou 3 stations de métro. Je commence à me demander si j’ai pris des vacances ou un entraînement pour le marathon. On prend le métro, on sort par la bonne sortie, on arrive près du terminal du bus. Katel demande à une jeune fille si c’est bien là le bus pour l’aéroport. On n’y est pas tout à fait mais elle nous amène, explique à la vendeuse qu’il nous faut 3 billets et qu’on a plus qu’à attendre l’arrivée du bus. 10 minutes plus tard, on est assis dans la dernière navette, en route pour l’aéroport. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les chinois qu’on a rencontrés ont tous été vraiment gentils, prêts à aider. À l’aéroport, la nana de la consigne nous trouve un hôtel pas cher, histoire qu’on prenne une bonne douche car demain matin, si tout va bien, c’est enfin l’arrivée à Ulan Baator.




















Après une bonne nuit de sommeil, levés de bonne heure, navette, embarquement, on décide cette fois de prendre nos cavalières, sac a dos et casques en bagages à main. Mauvaise idée. Au contrôle, ils nous font tout vider, veulent savoir ce que c’est ces taches sur l’écran dans la sacoche. Je leur explique que ce sont les aimants de la sacoche de réservoir magnétique. Katel est pieds nus, Phil se rhabille… On est arrivés en avance mais là, on est short. Ils finissent par nous laisser passer. Je regarde notre quai d’embarquement. N°1. Ok, Je me dis que ça ne doit pas être loin. Notre avion décolle dans 30minutes et on est au quai… 34 !!! Pour enfoncer le clou, un panneau nous indique le temps de marche pour aller au bout de l’aérogare : 25minutes !! Mais sérieux qu’est ce qu’on a fait pour mériter ça ??? Katel court autant qu’elle peut. Faut dire que ses bottes de moto avec bout en fer, sur le sol en marbre, y a pas un super grip. Enfin, on voit le quai n°1. On arrive sur la passerelle. J’aime bien ce moment, quand on marche sur la passerelle… non, là, ça me gonfle en fait. Je veux juste arriver au bout et m’asseoir.




Ça y est, on est dans l’avion pour la Mongolie. Côté confort, on a vraiment perdu un niveau là. L’avion est propre mais la bouffe plutôt dégueu avec 3 pauvres sandwichs. Un à un truc qui ressemble à du jambon mais qui n’a jamais du voir de cochon. Un avec un truc qui ressemble à du fromage mais qui n’a jamais du voir de lait et un avec un truc qui ressemble à du thon mayo mais…. si peut être mais une fois quand il était jeune alors. 2 heures plus tard, l’avion se pose et je comprend pourquoi il n’y a pas de vol direct Paris-Ulan batoor. C’est à peu près pour la même raison qu’il n’y a pas de New York – Montluçon. On croirait qu’on vient de se poser à la campagne. Ceci dit, on n’est pas loin de ça. On a pu voir avant d’atterrir qu’autour de la capitale, y a quand même pas grand chose. On sort du contrôle des visas/passeport et là, qu’est ce qu’on fait ? Partis trop vite de Paris, on n’a pas pris les coordonnées de la guest house ou sont Fred et lulu. Suite au changement de puce du téléphone, je n’ai plus leur tel, on n’a pas de mail, nada. Il est 10h. On décide d’appeler Rine en France. Qui on l’espère a le numéro de téléphone Mongol de fred et lulu car ici, ils ont acheté une carte qui coûte bien moins cher : « Allo ? Les Services Péricat ? Comment ça on vous réveille ? Il est 10h ! ha oui, moins 6 heures, ça fait 4h du mat chez vous… bon, trêve d’enfantillages, as tu le tel de Fred et lulu ? Oui, Tu peux nous l’envoyer par sms stp ? super, merci, bonne fin de nuit. » Ok, ça, c’est fait. On reçoit le numéro par SMS. Mais pas de bol, c’est leur n° Français. Quitte à faire chier, on va réveiller Caro aussi alors. « Caro ? Oui, on sait on te réveille alors on va à l’essentiel. Peux tu nous envoyer le tel de Fred et lulu stp. Merci, bisous. ». Re le numéro Français. De 2 choses l’une. Soit on réveille toute la France soit on trouve une autre solution. Katel voit qu’une nana de l’aéroport a un guide genre lonely planet. Elle le lui emprunte et recherche la gesthouse dedans. Guesthouse qu’elle finit par trouver. On prend alors un taxi et après d’âpres négociations, on tombe d’accord sur $4 pour nous amener là-bas. Le taxi nous fait un peu faire le tour de la ville et une fois arrivés, les $4 se sont transformés en $40. Soit 40’000 Tugruks soit environ 30€. arnaque ou pas arnaque… Une chose est sure, c’est pas le prix qu’on avait décidé… Au moins, on est arrivés. Je vais à la guesthouse, je demande si Fred et Lulu sont là. : « 2 motard, un gars et une fille… Je suis bien a Gana’s Guesthouse ? » « no no no. Here, GANDA’s guesthouse »…enculé de taxi… heureusement, la bonne guesthouse n’est que 300m plus loin. On marche, on porte nos 80kg de bagages et enfin, ce sont les retrouvailles avec Fred et lulu. ça y est, l’aventure peut commencer.

Cet article est repris du site http://www.katsam.fr/mongolie/Jour-...