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Jour 2

vendredi 16 octobre 2009, par Samuel


Quand le soleil tape, il finit par faire chaud dans la Gher. Et en Mongolie, il fait jour très tôt. Genre 5h ou 6h. Je suppose que c’est parce que le soleil se lève à l’est et vu qu’on en est tout près… Gentiment aidé par les gens qui gueulent un peu plus loin, je finis de me réveiller.

La journée va être bien remplie. Il faut retourner voir les motos, faire différentes courses, un peu de mécanique. Fred a prévu de changer les roulements de colonne du truc grâce à ceux que lui a rapporté Phil. Il faut aussi passer chez Miat se faire rembourser les billets. On fait des équipes et c’est parti. Chez Miat, Phil, et moi expliquons au gars du guichet qu’on veut se faire rembourser les billets de l’avion qu’on ne pouvait pas prendre. Mais il n’a pas l’air de comprendre. Il finit par nous montrer son écran et là, c’est nous qui comprenons. HorseBack adventures, la boite de Zozo, s’est déjà fait rembourser nos billets. Nous allons alors vers LE centre commercial de UB où nous avons rdv avec Fred, les filles et… Nadège et Marc. Un autre couple d’amis qui est arrivé ce matin et qui part 3 semaines avec HorseBack adventures faire du cheval dans les steppes. ça fait plaisir de les voir. On décide d’aller manger un morceau dans un restaurant tout près. Sur leur télé, ils passent Taxi. Comme dans d’autres pays, toutes les voix ont l’air doublées par 1 seul mec. C’est rigolo.


Après cette pause, Marc, Phil, Fred et moi retournons voir les motos au motoclub. Un type avec une cicatrice qui lui traverse la moitié du visage parle un peu anglais et fait office d’interprète. Pendant qu’on fait le tour des motos pour la énième fois, je relève la tête pour voir passer un troupeau de vaches. Je reste interdit quelques secondes tant la scène me semble incongrue. On est dans la capitale du pays. Pas à la campagne hein. La capitale. Et y a un gars avec un troupeau de vaches qui traverse une partie de la ville. Va peut être falloir un peu de temps pour que je prenne mes nouveaux repères. Le boss finit par arriver et on entame des négociations. On ré explique ce qu’on veut faire et combien on veut mettre. Les 2 motos sont vendues pour $6000 le tout. Mais il nous faut un moment pour expliquer qu’on veut qu’il nous les reprenne a Hovd, à 1500km a l’ouest. Moins cher bien sur. On voudrait tomber d’accord sur un rachat a $4000. Il finit par percuter que ça ressemble a de la location. Oui, quelque part c’est ça. Phil, notre mécanicien en chef teste les motos et on indique au boss une liste de travaux à faire tels que changer les pneus, installer un porte bagages, remettre des vis par ci, par là. Des bricoles quoi.

Alors qu’on est dehors à discuter, …. Comment dire… Vous avez déjà vu ces film avec des explosions énormes. Ça fait comme un rouleau de poussière qui engloutit les gens et qui écrase la ville ? Bah là, ça fait pareil. Tout à coup, un rouleau de poussière s’abat sur nous. On a juste le temps d’aller se cacher derrière un container. C’est impressionnant. On n’a rien vu venir et on dirait que les gars du motoclub non plus. Mais eux, ils ont de meilleurs réflexes. Ils se sont enfermés dans la maison bien protégés. Nous, on est tous les trois tassés derrière le container à attendre que ça se passe. On ne voit plus a 10mètres. Puis, tout retombe. Après cet intermède, on reprend les négociations. Le boss nous dit qu’on peut avoir les motos lundi ou mardi. Car il faut un peu de temps pour avoir les papiers. Mais que si on veut pas les papiers, ça peut aller plus vite. Genre dimanche. Ha oue, dimanche, ça le ferait bien. On pourrait partir lundi matin de bonne heure et faire un peu de route. Oue c’est bien ça. Mais ça veut dire pas de papiers officiels. Hum… On donne $6000 et on n’a rien ? Ha bah si, ils nous donnent les documents d’importation et des plaques. Des plaques qui viennent d’où ? Au choix, qu’est ce qui nous ferait plaisir ? USA ? Italie ? France ? Mongolie ? Japon ? Zarma, il essaye de nous carotte le bouffon ! Après avoir émis quelques doutes quant aux risques inhérents au fait que nous traversions le pays sans l’équivalent de la carte grise locale, ils nous rassure dans un anglais approximatif : « no paper ok. Police never stop you » ha bah alors, si police never stop. On est rassurés. Vachement rassurés. On en discute encore un peu entre nous et puis finalement, on opte pour la solution rapide. Sans papiers. On est là pour l’aventure non ? On laisse 800€ de caution et retour à la GH.



Dans l’après midi, Phil et moi avons pour mission de trouver un câble réseau pour que Fred puisse se brancher sur le hub de la GH et utiliser son pc plutôt qu’un des 2 mis à la disposition des voyageurs. La nana de l’accueil nous indique un bâtiment un peu plus loin. On a un peu de mal a trouver l’entrée et après en avoir fait 2 fois le tour, on peut enfin apprécier le mini high tech market. C’est un peu décalé avec l’environnement. Autour du bâtiment, le sol est en sable et terre et là, à l’intérieur, on peut acheter des portables neufs de marque. On finit par trouver un vendeur de câble qui nous en fait un de la longueur désirée. Pas cher.


Le soir arrive. Un peu de mécanique pour finir la journée. Nadège nous rejoint. Ils ont aussi amené 2 bouteilles de champagne. Donc, on se refait un apéro avant d’aller dîner. Le restaurant est un peu plus classe. Phil mange du foie, moi, un plat à base de mouton et de pâtes et on fait couler tout ça avec de la bière locale. Après manger, on retourne tous à la GH. Pendant qu’on devise sur tout et n’importe quoi, on assiste en live a un joli carton sur l’avenue. Un mec a semble-t-il perdu le contrôle de sa voiture. Vu l’état des véhicules qu’on croise tous les jours, ça ne me surprend pas des masses. M’enfin, celui la, il s’est tapé assez fort un muret un peu plus bas. Personne ne s’affole. Le type essaye de repartir mais au bout de 100m, faut se rendre à l’évidence. La voiture a quasiment finit de répandre divers fluides un peu partout et il va falloir trouver un autre moyen de rentrer. Je me dis qu’il est temps d’aller se coucher. Y a des mecs qui gueulent un peu plus loin sur l’avenue.

Cet article est repris du site http://www.katsam.fr/mongolie/Jour-...