Le site de ma petite life

Accueil > Mes autres sites > Katsam Mongolie > Jour 7

Jour 7

lundi 26 octobre 2009, par Samuel



Le soleil vient de se lever. Encore une belle journée. Et il va bientôt arriver, l’ami… Phil !! Ce matin, Phil est parti acheter un peu de lait à la Gher qui se trouve à une centaine de mètres de notre camp. Après le petit dej, on reprend notre rituel de rangement et de chargement des motos et retour sur la route.

Vers midi, nous nous arrêtons dans un village où nous retrouvons les motards en chinoises de la veille. Hier, ils ont continué plus loin que nous sur la route. Du coup, ils n’ont pas été protégés de l’orage par la montagne. Du coup, ils ont été bien saucés et c’est juste à ce moment qu’une des motos s’est arrêtée. Panne électrique. Ils ont fini par réparer. Encore plus détrempés pour venir dormir dans le coin.

On mange dans une sorte de boite de nuit avec des toilettes qui font peur avant de reprendre la route. La route est vraiment jolie d’ailleurs. Bon, ok, parfois, on pourrait se croire en suisse ou en France. Mais quand on arrive au sommet d’une colline et que derrière, la terre s’étire sur des dizaines et des dizaines de kilomètres, ça impressionne a fond. Si en plus, dans la vallée, il y a des troupeaux de moutons, yak, chevaux. Alors là, ça fait vraiment la vallée perdue des dinosaures. C’est un peu culcul alors j’en parle à personne. Mais c’est l’effet que ça me donne.



Le soir arrive. On est tous un peu crevés. En roulant, j’ai heurté un caillou et mon pot est percé. J’aimerai trouver un endroit pour réparer. On verra. La moto talonne pas mal. L’amortisseur est lui aussi plutôt fatigué et à deux sur la moto, souvent, c’est le sabot qui touche. Sauf si un caillou pointu dépasse. En l’occurrence, c’est le pot qui a souffert. Nous arrivons à un village. Il y a même un hôtel. Ça fait envie. Même si il a l’air plus ou moins fermé. Mais non, on résiste. Il faut juste faire quelques courses et on ira camper plus loin. Il semble y avoir un grand lac à quelques kilomètres. Pendant que certains s’occupent du ravitaillement, je reste dehors avec Fred à garder les motos. Comme d’hab, celles de Fred et Lulu attirent l’oeil avec leurs drapeaux des pays traversés. La mienne plaît pas mal aussi. C’est à cause de la tête de fourche. Il faut dire qu’ici, les motos sont plutôt basiques et les carénages, ça impressionne. Les pneus cross à tétines aussi. Toutes les motos locales ont des pneus de route alors qu’elles n’en voient pas souvent la couleur. Ça n’empêche pas les locaux de tartiner sur les chemins défoncés. Après quelques minutes, je m’approche d’un type et je lui montre ma moto. Le pot, le trou dans le pot, je ramasse un caillou, je le tape sur le pot et je dis ’boum’. Puis, je dis « tzziiitt tzziiitt » avec mon doigt comme si c’était une baguette de soudeur. Le type comprend assez vite le problème et me fait signe de le suivre. Il prend sa moto nous partons tous les deux. Plus loin dans le village. Après quelques centaines de mètres, on arrive devant un grand portail qui abrite la cour d’un garage. Mon guide parle à un type qui doit être mécano vu la couleur de ses vêtements. Dans tous les coins, il y a des pièces, des demi véhicules ou des outils. Je refais mon spectacle de mime au mécano en lui montrant le trou. Il prend la moto, la couche un peu, va dans une grange et reviens avec son poste à souder et ses baguettes. Le poste à souder ressemble terriblement à un engin de torture. Je me demande quelles sont les statistiques de morts par électrocution dans ce pays. Il y a 2 gros fils qui viennent de la grange. Ils sont chacun enroulés, plus ou moins dénudés, autour de deux barres en bois, chacune reliée par une poignée pour pouvoir transporter le tout. Des deux barres en bois, repartent les 2 fils. Sur l’un d’eux, un truc pour fixer les baguettes et sur l’autre, une pince. Le mécano commence à souder et là, j’hallucine. À chaque fois qu’il met le contact, les spires des bobines s’éloignent les une des autres. Bobine + électricité = magnétisme (c’est le principe du moteur à bobine je crois). Visiblement, je suis le seul que ça interpelle. 15 minutes plus tard, mon pot est réparé. Pour une bouchée de pain évidemment. Je ne peux m’empêcher de me dire qu’en France, on m’aurait dit qu’il faut remettre un pot neuf. Bref. Je vais retrouver mes compagnons de route. Tout content de mon pot. Et nous repartons tous ensemble chercher notre lieu de bivouac.

Effectivement, après quelques kilomètres, nous longeons un lac plutôt accueillant. Quelques allés et retours et nous repérons un endroit qui semble pas mal. Tout près du lac, entre 2 collines. C’est une sorte de champ avec une Gher. A peine avons nous posé les motos que 3 gamins courent pour nous voir. La plus vieille des filles doit avoir une dizaine d’années et parle quelques mots d’anglais. Après quelques minutes, le propriétaire de la Gher à côté de la quelles nous sommes installés vient nous rejoindre aussi. Les gamins lui traduisent une partie de ce qu’on dit. Il faut parler doucement. La petite n’est pas bien vieille quand même mais elle fait des efforts pour qu’on puisse communiquer. C’est sympa. On mange tous ensemble. Il fait froid finalement près de ce lac. Humide surtout. Les gamins tremblent de froid. Lulu leur prête une couverture pour qu’ils restent avec nous. Au bout d’un moment, tout le monde se lève. Les enfants nous expliquent que leur parents sont arrivés et qu’ils doivent rentrer. Le propriétaire de la Gher rentre dormir aussi. Et nous aussi en fait. Dormir, récupérer un peu…

Cet article est repris du site http://www.katsam.fr/mongolie/Jour-...