Le site de ma petite life

Accueil > Mes autres sites > Katsam Mongolie > Préface

Préface

lundi 12 octobre 2009, par Samuel


Samuel, celui qui raconte...
J’ai longtemps repoussé ce moment. Soit j’ai eu peur de me mettre à découvert en écrivant pour une fois un truc un peu plus impliquant que les simples aléas de ma vie. Soit j’ai eu peur de l’ampleur de la tâche. Quoi qu’il en soit, j’ai l’impression que je n’osais pas trop faire face a cette montagne. Mais, on n’échappe pas a ses démons. Ni à ses anges. Certains vous foutent une trouille de tous les diables qui vous empêche d’avancer et certains vous… foutent aussi une trouille de tous les diable mais qui vous fait faire des bonds en avant.

Voici donc une histoire vue par moi avec normalement des morceaux de mes acolytes. Une histoire de 3 personnes pas trop perdues dans leur société européenne, avec leurs habitudes et leur repères et qui décident de partir rejoindre 2 autres personnes qui ont quitté l’Europe depuis 1an. Partir loin, à l’autre bout de la terre. Terre, dans le sens du sol, comme on dirait a l’autre bout de l’île. Sauf que pour le coup, l’île, c’est juste l’Europe, la Russie et l’Asie. Et l’autre bout, c’est la Mongolie. On peut pas s’empêcher, quand on évoque la Mongolie, de penser aux conquérants made in Genghis Khan et aux immenses étendues avec juste un gars, son cheval, son aigle, qui mange du tartare sous la pluie. Whaou, ça va être grand, beau et profond.

L’idée du voyage est venue presque toute seule. Fred et Lulu (http://www.eurasiamoto.fr) sont partis en moto de France et, hasard ou coïncidence, ils seront en Mongolie en même temps que l’éclipse du 1er août 2008. Rendez vous est donc pris On se retrouve là-bas pour voir ça ensemble. On, c’est Katel, Philippe et moi, Samuel. Là bas, c’est Ulan Baator, la capitale. Et, histoire de rouler un peu avec nos amis , parce qu’on ne se tape pas plus de 8000km juste pour se serrer la main, regarder l’éclipse et rentrer chez nous, on essayera de trouver des motos sur place. L’éclisse est visible a l’ouest de la Mongolie, dans la région de Hovd. Soit, a peu près, a 1500km de la capitale.


Katel, Samuel, Phil, ceux qui ont vécu ce fabuleux voyage
La préparation du voyage est, comme d’habitude dans un peu tout ce qu’on fait, à l’arrache. Pour commencer, il faut savoir qu’il n’y a pas de billets paris – Ulan Baator direct, il faut forcement faire un arrêt a Pékin. Puis, trouver un Pékin Ulan Baator pas trop cher. En France, Ça n’existe pas non plus. Il faut passer par une agence en Chine ou en Mongolie. Après quelques recherches, histoire de ne pas se faire un budget de ministre en voyage dans les îles, on arrive à trouver un Paris-Helsinki-Pékin par trop cher (dans les 700€) et, grâce à un Français qui organise des trips en Mongolie et qui vit là bas, un Pékin-Ulan Baator pas trop cher non plus (dans les 350€). Ce serait beau si c’était si simple. Après plusieurs échanges avec notre interlocuteur du style : « oui, pas de problème, j’ai les billets », « ha bah non, finalement, je ne les ai pas », « il n’y a pas de retour pour Pékin à cette date, vous devez rentrer 1j avant ou 1j plus tard », heu. Oui mais 1j plus tard, c’est pas possible vu qu’on a déjà réservé nos billets de retour en France depuis Pékin et 1 jour plus tôt, c’est pas possible car on sera encore sur la route entre Hovd et Ulan Baator. Je contact donc par mail une agence chinoise qui me propose des billets que je m’empresse de proposer à notre agent. Il y a deux horaires. 9H30 du matin et 1h30 du matin mais le lendemain. Zozo (appelons le comme ça, ce sera plus simple.). Zozo donc, nous indique qu’étant donné que nous atterrissons à 8h, ça va faire trop court pour attraper l’avion de 9h30 pour Ulan Baator. Soit, je lui indique de prendre le second, celui de 1h30. Ça nous fera patienter 17h a l’aéroport mais on trouvera bien à s’occuper. Encore quelques échanges de mails pour recevoir nos E-tickets et on est plus serein. Reste les visas. Simple formalité que nous expédierons sans même avoir d’assurance rapatriement (condition obligatoire pour l’obtention du visa). Nous voilà fin prêts pour le départ. On a passé en revue plusieurs fois ce qu’on doit emmener et bien sur à la veille du départ, nos sacs ne sont pas prêts mais nous sommes confiants et c’est déjà une bonne chose.

Toute cette histoire est 100% vraie et authentique. Quelques faits ont peut être un tout petit peu été modifiés du fait de nos mémoires défaillantes (tout est écrit de mémoire quasiment sans notes 9 mois après les faits) mais rien n’a été inventé. Nous espérons que vous passerez un agréable moment en notre compagnie.

Katel, Philippe, Samuel

Cet article est repris du site http://www.katsam.fr/mongolie/Prefa...