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Texte Zombi n°1

La maison

dimanche 21 octobre 2012, par Samuel

RECHERCHE DÉTECTIVES QUALIFIES POUR ÉTUDE SUR MAISON

CONTACTER LE 31 KARL STREET

TEL : 736-4472

BRIGHTWOOD

- "Comme le dit l’annonce, J’ai besoin de renseignements sur une maison que je viens d’acheter et dans laquelle il y a quelques problèmes. Je suis très heureux que vous y ayez répondu. En effets, il semblerait qu’elle soit ’étrange’ dirons nous. Je ferais appel à un exorciste si je pensais qu’elle est hantée mais, il me semble que le problème ne se situe pas là. C’est pourquoi j’aimerai que vous meniez votre enquête. ".

Voila ce qu’avait dit monsieur Trand quand il avait reçu le trio de détectives. Jil s’en souvenait parfaitement. Sa mémoire extraordinaire ne l’avait trompée qu’une seule fois mais elle n’avait alors que six ans. "Enfin une vraie affaire se dit elle. Pas encore une de ces histoires d’adultère ou de fugue. Cette fois, on va avoir du boulot. ". Elle alla rejoindre Chris. Ce dernier rangeait son bureau. Quand il la vit arriver il ne put empêcher son esprit de se remémorer toutes les nuits d’extase qu’il avait passe avec elle. Ils venaient de se fiancer et n’attendaient plus qu’un peu d’argent pour se marier. Il ne manquait plus que Roy pour compléter le tableau. Ce dernier ne tarda pas a arriver de sa démarche nonchalante, ses lunettes sur le nez, il était le représentant parfait de la race des intellectuels. Des qu’il vit Jil, il ne put empêcher son esprit de se remémorer tous les rêves qu’il avait fait a propos d’elle et lui. Puis il vit Chris et tous ses rêves s’envolèrent en fumée. Malgré cela, ils s’entendaient très bien.

Quatre années auparavant, Chris ex-pilier central de l’équipe de football américain de son collège avait fonde une société de détectives grâce a sa bourse d’étude. Cet argent lui avait aussi permis de s’acheter une camaro qui était désormais la voiture de la société. Il faisait les bras. Puis il avait engage Roy "le petit intello". Roy était la tete.

Les affaires ne marchaient pas très bien jusqu’au bal de fin d’année d’il y a six mois ou Chris avait rencontre Jil, sympathise et plus encore. Jil était psychologue mais pour elle non plus, tout n’allait pas pour le mieux. C’est ce qui la décida a accepter la proposition de Chris de faire partie de la société.
Elle y serait le sixième sens, l’intuition. Depuis qu’ils étaient tous trois réunis, tout allait mieux. Il arrivait même qu’on leur confiai des affaires mais celle-ci était de toutes la meilleure.
La première chose a faire après cette entrevue avec monsieur Trand était de prendre des forces. Une bonne nuit de repos les y aiderait. Le lendemain matin, ils se réunirent pour prévoir l’emploi du temps de la journée. Il ne leur fallut pas longtemps pour se mettre d’accord sur le fait qu’une visite de la maison était nécessaire. Cette visite était prévue pour le soir même.

"Rendez vous a 21 h 00 tapante devant la maison en attendant, quartier libre H !" avait dit Chris de sa voix autoritaire et personne n’avait conteste. Il avait explique en riant qu’il valait mieux y aller tard car les fantômes préfèrent sortir la nuit et il aurait bien voulu les surprendre.
l’heure du rendez-vous approcha rapidement et aucun ne fut en retard. La maison se dressait devant eux telle une montagne, imposante, silencieuse, effrayante.
Chris sortit les clefs de sa poche ouvrit la porte d’entrée et entra. Jil et Roy le suivirent immédiatement. A l’intérieur, l’atmosphère était oppressante. Un grand couloir richement décoré la traversait dans sa longueur se terminant par un escalier qui montait a l’étage et un porte qui donnait sûrement sur l’escalier de la cave. Il y avait aussi des portes dans le couloir. Deux a droite et autant a gauche. L’exploration de la première a droite ne prit que peu de temps. C’était un salon tout ce qu’il y a d’ordinaire avec ces éternels tableaux qui semblent vous fixer ou que vous soyez dans la pièce. Cette salle communiquait a la salle voisine par une autre porte. Jil alla y jeter un coup d’oeil. C’était une cuisine toute aussi banale que le salon. Ils revinrent dans le couloir et ouvrirent la première porte du cote oppose. Celle-ci donnait sur un bureau. La porte voisine ouvrait sur une salle a manger. Avec une légère appréhension, le trio emprunta l’escalier menant a l’étage supérieur. La disposition des pièces au rez de chaussée et a l’étage était quasiment la même hormis le fait qu’il n’y avait que deux pièces en haut. Chris s’approcha de la première porte pendant que Jil en faisait autant avec la seconde ils ouvrirent tous les deux leur porte en même temps pour n’y découvrir que deux chambres tout a fait normales.

"Rien a déclarer" dit Chris. Jil lui répondit qu’elle n’avait rien vu non plus. Ils redescendirent tous les trois, sortirent et refermèrent la porte principale a clef. Une demi heure plus tard, ils était chacun chez eux et entamaient une nuit de repos.

Le lendemain, chacun partit de son cote afin de réunir divers renseignements sur la maison et son passe.

Jil partit à la mairie afin de consulter le cadastre. Ce qu’elle parvint a faire sans aucune peine. Les plans de la maison n’avaient pas été modifies depuis de nombreuses années. Le rez de chaussée contenait quatre pièces il y avait un étage qui en comportait deux ainsi qu’une cave qui ne formait qu’une seule et unique pièce. La maison faisait environ trente mètres sur quinze.
Elle avait change quatre fois de propriétaire en trois ans. Tous les quatre était morts de façon étrange.

Le premier avait d’abord tué ses deux filles a la hache puis décapité sa femme avec le même instrument puis s’était finalement suicide utilisant pour lui aussi la hache.
Le second était célibataire et avait utilise un couteau. Il s’était automutilé avant de s’enfoncer l’objet dans la tempe.
Le troisième s’était immolé.
Le dernier, père de trois enfant dont le plus jeune avait huit mois, avait noyé toute sa famille avant de se jeter par la
fenêtre.
Depuis, elle était a vendre.

Chris, alla faire le tour des voisins afin de récolter tous les ragots possibles sur cette maison.
Le voisin le plus proche qui était un vieil octogénaire sourd comme un pot lui apprit qu’il n’avait jamais aime cette maison, elle était maudite.

Un second voisin lui dit que les gens qui achetaient cette maison semblaient normaux. Tout du moins au début car au fur et a mesure, il devenaient de plus en plus bizarres.
Un troisième enfin, le renseigna plus que tous les autres.
- "Y a quelques années, brad dinkey, le type qui y habitait est mort et il a demande a être enterre dans sa maison. Faut dire qu’il était sacrement dingue. ". C’était a peu près ce que lui avait dit le vieux. Il regrettait de ne pas avoir la même mémoire que Jil.
Roy, quant a lui, resta au quartier général
Ils se réunirent après leurs visites et ce racontèrent ce qu’ils avaient respectivement appris. Il ne fallut que quelques minutes sur son ordinateur pour que Roy apprenne le nom du pasteur qui avait enterre brad rinkley. Il sagissait d’un dénommé clark vintage. Pasteur a l’église saint Paul.

Le lendemain, ils partirent a la recherche de monsieur vintage. L’église devant laquelle ils aboutirent tombait littéralement en ruines et c’est a grand peine qu’ils arrivèrent a retirer toutes les planches qui bouchaient l’entrée.
Cette église était humide et une odeur pestilentielle y régnait. Ils se dispersèrent afin d’avoir de plus grandes chances de trouver quelque chose.
"Par ici !!! cria Roy j’ai trouve quelque chose. "
Chris et Jil accoururent. Au centre de l’église, se dressait un autel. Roy se tenait a cote. Il leur montrait du doigt des traces de sang qui en avait
coule et formaient de petites flaques. Leur conclusion a tous trois fut immédiate. La vie de moine de clark vintage avait pris un mauvais tournant.
Ils ressortirent. C’est a ce moment que la police arriva. Ils avaient été prévenus par des gamins qui avaient vu des gens rentrer dans la vieille église abandonnée.

- "Que faites vous ici ?" leur dit le premier et plus imposant - nous faisons une enquête
- pour qui
- désolé ! secret professionnel
- écoute moi bien petit merdeux me casse pas les oreilles avec ça. On a déjà eu assez de problèmes ici alors vous avez rien a y faire. Dégagez tout de suite ! compris ?
- parfaitement compris. Venez, on y va.

"Nos soupçons sont donc confirmés. " Dit Jil une fois dans la voiture. "Exact" lui répondirent en choeur Roy et Chris. Puis Roy proposa de retourner à la maison le soir même.
- "Cette hardiesse m’étonne de toi lui répliqua Chris mais elle me convient. "

Quand la nuit tomba, ils étaient déjà devant la maison. Ils entrèrent et décidèrent de se séparer afin d’améliorer leurs recherches. Ils décidèrent que Chris monterait a l’étage pendant que Jil et Roy fouilleraient le rez-de-chaussée.

Chris monta l’escalier et arriva dans la première chambre. Elle était bien décorée. A l’un des murs, était accrochée une petite bibliothèque. Il entreprit d’en enlever un a un tous les livres. Ils ne cachaient rien. Il fouilla le lit toujours sans rien y trouver.

Jil et Roy commencèrent par le salon. Ils y soulevèrent tous les tableaux mais aucun ne recelait de coffre-fort ou quoi que ce soit d’autre. Ils examinèrent les canapés et le meuble-télé en vain puis, ils passèrent a la cuisine. Elle était toute blanche. Plusieurs placards suspendus au dessus de l’évier. Un réfrigérateur blanc également a cote de l’évier et un four a l’oppose. Entre le four et l’évier, fixé au mur, un porte couteaux magnétique.

Chris entra dans la deuxième chambre. Elle était semblable à la première. Mais plus richement décorée. Le lit a baldaquin était splendide et le couvre lit bleu roi qui le couvrait était magnifique hormis une petite tache rouge au centre. Il tourna les yeux vers la bibliothèque qui était plus belle que la précédente et plus fournie aussi. Il commença a en retirer tous les livres mais ne trouva rien. En partant, il jeta un dernier coup d’oeil a la chambre, referma la porte puis la rouvrit. Son regard avait été attire par la tache rouge sur le couvre lit. Elle semblait avoir grandi. Il s’en approcha, le retira. En dessous, les draps étaient couverts de sang. Il retira immédiatement tous les draps. Le sang venait de l’intérieur du matelas, cela ne faisait aucun doute. Il sorti son couteau suisse de sa poche et ouvrit le matelas, le dépouillant. Cependant, le sang semblait venir de nulle part mais continuait de couler. Tout-a-coup, la fenêtre explosa.

Roy et Jil passèrent à la salle a manger. Ils examinèrent la grande table centrale, regardèrent en dessous sans y trouver quoi que ce soit. Cette maison ne recelait donc rien de cache ? Ils entrèrent dans le bureau. Leur dernier espoir d’y trouver quelque chose d’intéressant. Ils commencèrent directement par les tiroirs. C’est Jil qui trouva la lettre. Elle l’ouvrit.

JE SOUSSIGNÉ BRAD RINKLEY SAIN DE CORPS ET D’ESPRIT VEUT ÊTRE

ENTERRÉ DANS MA MAISON. JE LÈGUE TOUT CE QUI M’APPARTIENT AU

PROCHAIN PROPRIÉTAIRE DE CETTE MAISON.

RINKLEY

Jil appela Roy et lui montra la lettre et dit : "Maintenant, on sait ou on risque de le trouver.
- Tu ne penses tout de même pas qu’ils ont accepte de l’enterrer dans..." Ils entendirent un bruit de verre cassé.

Chris regarda autour de lui et, ne voyant rien de suspect, se dirigea vers la fenêtre. Des son premier pas, il entendit des coups semblables au battement des volets provoque par le vent. Plus il s’approchait de la fenêtre plus l’intervalle entre les coups était court. Il arriva a la fenêtre et l’examina. Les morceaux de verre étaient tombés à l’intérieur.

Jil et Roy se dirigèrent vers l’escalier quand ils entendirent des volets qui claquaient de plus en plus rapidement. Ils coururent. Ils étaient a mi-chemin de l’escalier quand...

Chris entendit un grondement qui provenait de derrière lui. Il eut juste le temps de se retourner pour voir le lit qui lui fonçait dessus. Il fut projeté par la fenêtre et tomba en criant.

Jil et Roy entendirent un grondement suivi d’un coup et d’un hurlement. Jil reconnut immédiatement le cri de Chris. Ils redescendirent l’escalier, sortirent, firent le tour de la maison et se dirigèrent vers Chris.

- "Chris ! Chris ! tu vas bien ?" lui demanda Jil
- "t’as d’autres questions comme ça ?" lui répondit Chris avant de s’évanouir -
- "il faut l’emmener a l’hôpital au plus vite" dit Roy

Il ne leur fallut que quelques minutes pour arriver a l’hôpital le plus proche. Par un chance extraordinaire, Chris n’avait que la jambe droite déboîtée.
- "mais il devra tout de même rester une semaine ou deux a l’hôpital. " leur avait dit le docteur. Jil pensa "zut ! c’est une semaine de perdue" et ils sortirent en promettant a Chris de revenir bientôt.
Le lendemain, Jil dit à Roy d’aller à l’hôpital prendre des nouvelles de Chris. Pendant qu’elle irait mener sa petite enquête. Quand Roy fut partit, elle ouvrit l’annuaire, chercha les ’parapsychologues’ nota toutes les adresses et numéros correspondant. Puis commença ses visites. Le premier lui apprit tout ce qu’elle désirait savoir.
- "Quand une personne est enterrée dans sa maison ou même sacrifiée, elle peut en effets hanter les lieux. L’esprit d’un mort, peut dans certaines conditions déplacer des objets ou bien plus rarement prendre possession d’un corps vivant. Parfois, il peut lui même exhumer son propre cadavre le ranimer et le commander au même titre qu’un être humain vivant. " Cette fois, elle avait tout note pour être sur de ne rien oublier. Elle alla directement rejoindre Chris et Roy à l’hôpital et leur expliqua ce qu’elle avait découvert.

Cinq jours après l’entrée de Chris a l’hôpital, Jil et Roy décidèrent de retourner a la maison.

Il était quatorze heures quand ils y arrivèrent. Ils s’étaient munis d’un détecteur de métaux afin de sonder tout le jardin. Ils commencèrent des leur arrivée. Quand ils eurent fini, le soleil déclinait. Après une courte pause-repas, ils retournèrent a la maison. Il était vingt et une heures. Jil dit : "S’il n’est pas enterre dans son jardin je ne vois plus qu’un endroit possible : la cave !"
- "II est tard. Crois tu que c’est prudent d’y aller tout de suite. "
- "Ah !! je retrouve enfin ta couardise. N’ai crainte, je suis la pour te protéger. "
Ils traversèrent la maison et ouvrirent la porte donnant sur la cave. L’escalier était noir. Après quelques marches, il formait un angle droit vers la droite puis continuait a s’enfoncer dans les ténèbres. Roy chercha l’interrupteur : "Ou est cet interrupteur ? Ca y est !! Je l’ai. " Il l’alluma mais rien ne se produisit.
- "Merde ! Il ne marche pas et comme de bien entendu on a pas pensé à ramener des lampes torches. "
- "Pas de chance pour toi Roy. Je crains que nous ne soyons obligés d’y aller a tâtons. Passe devant, je te suis. "
L’atmosphère était si pesante, si consistante qu’on aurait pu la couper au couteau. Roy commença a descendre en faisant bien attention a l’endroit ou il mettait ses pieds. Ils étaient a la moitié de l’escalier quand il sentit Jil s’arrêter. Quelque chose avait change dans la texture de l’air. Mais il n’eut pas le temps d’y penser. La marche sur laquelle il se tenait semblait s’être dérobée sous lui. Il dévala l’escalier et atterrit sur la terre molle et humide de la cave.
Jil lui parla. Enfin, c’était Jil mais ce n’était pas sa voix. Celle la semblait venue d’outre tombe. D’ailleurs, elle ne dit que trois mots : "Tu es mort !" Mais cela suffit a Roy. Il dégaina son semi-automatique , visa l’endroit ou il pensait qu’elle était et lui dit : "Jil ? tu vas bien ?" il n’eut pour seule réponse, que le bruit de ses pas remontant l’escalier. Il arma son revolver mais elle tira la première. La balle passa a quelques centimètres de sa tête lui faisant faire un bond de cote résultant plus de sa peur que d’un éventuel réflexe de protection. Il se décida a tirer, visant le haut de l’escalier. Il entendait les impacts de ses tirs ainsi que ceux des tirs de Jil. Finalement, elle s’arrêta aussi brusquement qu’elle avait commence. Roy n’entendait plus un bruit. Il attendit quelques minutes qui lui parurent une éternité avant de se décider a
monter. Il n’y avait plus que deux balles dans son chargeur. Il ne fallait pas les gâcher. Il commença a monter l’escalier, revolver au poing. Arrive a l’angle, Roy reprit son souffle bien qu’il ne soit pas fatigue. Il continua de monter les marches. Il n’en restait plus que trois ... Deux... une ... Il arriva dans l’embrasure de la porte. Jil surgit devant lui. Elle tenait une hache d’incendie. Elle la leva pour essayer de décapiter Roy. Ce dernier, mu par un réflexe inattendu, se baissa et leva son revolver. La hache se figea dans le bois de la porte. Roy tira. La première balle toucha Jil au bras gauche. Il corrigea un peu sa visée et tira encore. La seconde balle l’atteignit a la poitrine. Jil s’affala. Pendant quelques instants, Roy ne sut quoi faire. Mais il se ressaisit très vite. il commença par décrocher la hache et la jeta au bas de l’escalier. Puis il retira le revolver de Jil et le jeta dans la cuisine. Après avoir tiré son corps jusqu’à la voiture, il se décida à l’emmener a l’hôpital. Elle y entra le jour ou Chris en sortait. Roy lui expliqua ce qu’il s’était passe a la maison. Chris n’y croyait pas. Comment Jil avait elle pu agir de la sorte ?

Il décida qu’ils retourneraient à la maison le lendemain soir.

toute la journée du lendemain fut consacrée aux préparatifs. Ils prirent des torches, des pelles, des pioches. Rechargèrent leur revolvers. Chris possédait un 357 magnum que lui avait offert son oncle quand il était encore au collège. Il lui avait d’ailleurs dit : "écoute bien Chris. Cette arme est très dangereuse. Un seul coup suffirait a stopper net un boeuf en pleine course. "
Ils arrivèrent a la maison vers vingt et une heure. Une fois devant la porte de la cave, Roy demanda a Chris de passer devant. Ce qu’il fit sans poser de questions. Ils commencèrent a descendre, les faisceaux de leurs lampes torches
perçant l’obscurité tels des flèches. quand ils furent en bas, Chris demanda en voyant la hache : "c’est avec ça qu’elle a..."

"oui ! c’est avec ça qu’elle a essayé de me tuer. "

La cave faisait environ quinze mètres sur quinze. Le sol était de terre ainsi que les murs mais quelque chose ne collait pas. Ils passèrent tout le sol au détecteur sans résultat. Roy remarqua que Chris paraissait ennuyé.

- "qu’est ce qui ne va pas ?" lui demanda-t-il
- "rien, rien. Juste une impression de surface trop petite. " puis il s’approcha du mur opposé à l’escalier leva sa pioche et frappa. A la grande surprise de Roy, la pioche se planta dans la paroi. "c’est bien ce que je pensais dit Chris c’est un faux mur. " ils s’entreprirent a arracher ce faux mur. Chris retira une première latte de bois et c’est sur lui que vinrent les premiers rats. Roy n’eut pas le temps de voir ce qui arrivait. La planche sur laquelle il s’affairait craqua et d’autres rats se précipitèrent sur lui. Chris, grâce a sa force, s’en sortait bien. Il faisait des moulinets avec sa pioche empalant les rats les uns après les autres. Roy quant a lui, n’en menait pas large. Ses petits bras grêles n’arrivaient pas à suivre le rythme. Il fut bientôt projeté a terre. Chris qui avait réussi a se débarrasser de ses agresseurs bondit au secoure de Roy avant qu’il ne soit trop tard. Il commença par le remettre debout puis éloigna tous les rats avec sa pioche.
Après ce petit incident, ils continuèrent a démonter la paroi. Quand le trou fut assez grand pour laisser passer une voiture, ils posèrent leurs pioches et reculèrent de deux pas. Un soudaine odeur de cadavre en décomposition les pris a la gorge. ils dégainèrent chacun leur revolver avant d’entrer. Malgré la pénombre, ils purent distinguer une table au centre de la pièce. À leur grand étonnement, la pièce était munie de l’électricité. une ampoule pendait au plafond. Chris s’empressa de l’allumer. sur la table, reposait une corps en putréfaction. Roy fit le tour de la table et se retrouva face a Chris qui restait près du trou pratique dans le mur. Inerte, paraissant paralyse, il fixait le cadavre et réagit immédiatement quand ce dernier commença a bouger la main. Cette fois, ce fut Roy qui sembla immobilise. Chris arma son magnum tandis que le défunt se relevait. il leva son bras face a feu brad rinkley et visa. Brad s’avançait maintenant vers Chris. la première balle l’atteignit en plein coeur. mais cela ne sembla pas affecter le mort qui n’eut qu’un pas de recul avant de se remettre en marche. Toutes les balles tirées par Chris atteignait ce qui ressemblait maintenant plus a un tas de chair qu’a un homme. il ne lui restait plus que deux balles et il ne tenait pas a les gâcher. il attendit que brad soit a moins d’un mètre de lui et tira en visant la tête. Le coup fit mouche. Pourtant, monsieur rinkley leva sa main et griffa Chris a la gorge. Chris lâcha son revolver et s’attrapa le cou a deux mains. Le sang en coulait a flots. Son dernier souvenir fut celui de la main de son agresseur dont les longs ongles effiles ressemblaient a des lames de rasoir. Chris s’écroula.

À la vue de cette scène, Roy se mit a pleurer. Ses nerfs n’étaient pas assez rudes. il se mit par terre, en position foetale laissant couler toutes les larmes de son corps. brad se retourna vers lui, le regarda se dirigea vers la table et se rallongea. Roy regarda a son tour le cadavre. il se releva et se dirigea vers le trou en passant près de Chris, il lui prit son revolver. Il déboucha dans l’autre partie de la cave et alla vers l’escalier. Au passage il prit la hache qui gisait près de la dernière marche puis il monta l’escalier. Une demi heure plus tard, il était devant l’hôpital. Il sortit de la voiture, jeta un oeil alentours et pris le fusil de chasse dans le coffre. Il entra dans l’hôpital et monta dans la chambre de Jil. Elle était éveillée. Il s’approcha d’elle

- "Chris est mort... " il souriait "... et maintenant c’est ton tour" lui dit-il en sortant le fusil de chasse de sous son trench-coat. Il appuya sur les deux gâchettes simultanément. La tête de Jil explosa et il rit mais ce n’était pas son rire. Celui ci paraissait venir d’outre tombe. Il ne tarda pas a entendre des cris venant de l’extérieur de la chambre. Il sortit. Un docteur l’air effrayé courut vers lui. Roy sortit son revolver, agrippa le docteur et lui tira dans le coeur. Les gens s’enfuyaient. il prit l’ascenseur et descendit au rez de chaussée. le couloir qui menait a la sortie était long. Une infirmière surgit devant lui et la hache s’abattit sur elle. Il regagna la voiture et démarra en trombe. Il ne fallut que quinze minutes pour le coincer. Il se trouvait au centre d’un carrefour dont toutes les issues étaient fermées par des véhicules de la police. l’un des policiers s’adressa a lui grâce a un haut-parleur et lui dit

- "rendez vous immédiatement ou nous tirons. Jetez vos armes et sortez les mains sur la tête. "

la portière de la camaro s’ouvrit. Une hache et un fusil de chasse en furent jetées puis Roy sortit les mains levées de façon a ce que l’on ne puisse voir le revolver de Chris qu’il tenait dans sa main droite. Il avança de deux pas, rabaissa les bras et visa le type au haut-parleur. Il appuya sur la détente et le revolver n’émit qu’un clic. il eut juste le temps de se rappeler qu’il ne l’avait pas rechargé. Les policiers quant a eux, ne pensèrent pas.

quand la morgue arriva, Roy n’avait plus rien d’humain. Son corps n’était qu’un ramassis de balles de toutes sortes.

Brightwood magazine

**17/10/90

**faits divers

**un meurtrier a tue trois personnes

**avant d’être lui même abattu par la police

**Brightwood magazine

**25/10/90

rubrique nécrologique

**un certain monsieur Trand qui venait d’acheter

**la maison du 31 karl street a été retrouve mort

**il semblerait qu’il se soit pendu dans sa cave

FIN

Nanterre 07/07/90 Nanterre 10/07/90

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